GNK Dinamo Zagreb: Has the Mamić Era Come to an End?

GNK Dinamo Zagreb’s executive director Zdravko Mamić announced his resignation once again. At the same time an initiative “For our Dinamo”, composed of Croatian ex-football stars, is determined to crush Mamić’s 11 harsh years

This might seem like an ordinary football shift, however its implications go much deeper. Dinamo Zagreb is Croatia’s most successful club with 15 league trophies since the Croatian Independence, of which are 8 consecutive. And it is likely Dinamo will celebrate its 16th very soon. While the club is successful on the national level, fan support on the stands is nearly inexistent. Since 2010 Dinamo’s ultras group Bad Blue Boys boycott nearly all domestic matches, creating a shameful and poor atmosphere during performances.

A business, not a football club

The situation is such because of its director Zdravko Mamić who, while successfully keeping the club at top flight, is criticized to have imposed an autocratic reign since 2003 and created a large business club with controversial financial transactions. Since his arrival, according to the fans, the club lost its soul by constant player transfers to controversially legal branch clubs and replacements of coaches. The club has been criticized of being solely business-orientated with controversial and corrupted administration.

2014 – the decisive year?

The problem is not in whether the club is bad sportily or not, but that it serves as an example of a vivid undemocratic and corrupted leadership. Dinamo Zagreb is one of the most popular Balkan clubs and a childhood pride of Zagreb locals. Though each year of undemocratic administration seems to undermine this quality. However, things are finally starting to look bright with the initiative “For our Dinamo”, composed of a number of Croatian 1998 World Cup Bronze-medal winners, who are actively trying to unite all the fans and promote the democratic idea of “One member, one vote” and democratically elect the club’s CEO for a 4-year mandate. Angry, Zdravko Mamić accused the initiative of being an “anti-Mamić gang” trying to destroy the club and its long success-story.

All this pressure made Mamić once again decide to annonce his resignation. Everyone is against us. From media to the government. I do not have any other choice but to leave”, said Mamić. Whether this accumulating pressure will result in his actual resignation is unknown. According to the past experiences, it is unlikely to happen.The “For our Dinamo” initiative hopes to be strong enough to actually persuade Mamić and his administration to resign and make democratic elections. Dario Šimić, one of the founders of the initiative and a former football star foreshadowed once outcame: We know how the dictators ended up throughout history”.

Andro Nogolica

Rétrospective : la Croatie dans l’UE

SIPA/AP PHOTO/FILIP HORVAT

SIPA/AP PHOTO/FILIP HORVAT

Le dimanche 22 janvier dernier, les Croates, appelés à voter par référendum, disent « oui » à l’adhésion à l’Union Européenne. Malgré une adhésion à plus de 66% des voix, le référendum a connu un taux de participation de 43,58%, un chiffre bien inférieur aux législatives et décevant pour les perspectives européennes des Balkans. Signé en décembre dernier, le traité d’adhésion doit maintenant être ratifié par les 27 Etats membres avant d’officialiser son adhésion le 1er juillet 2013.

La Croatie devient donc le second Etat de l’ex-Yougoslavie à rejoindre l’Union Européenne (UE), après la Slovénie en 2004. La question de l’intégration européenne divise néanmoins l’opinion croate. En effet, les responsables politiques, pro-européens, voient ce vote comme une étape cruciale de l’histoire croate et notamment comme la décision la plus importante que le petit état balkanique ait pu avoir à prendre depuis son indépendance. Si le gouvernement n’a fait que rappeler son engagement européen, il n’en a pas été de même des médias. Vecernji List, le plus grand quotidien local, titrait ainsi « Le jour de la décision : l’Europe ou les Balkans » ; comme s’il s’agissait à tout prix d’oublier un passé balkanique douloureux et de faire une croix sur une réputation de violence et d’instabilité héritée des années 1990. L’UE s’ouvre aux Croates comme une délivrance et une promesse d’un avenir pacifié. Ce rôle des médias s’observe notamment dans les sondages qui montraient un fort enthousiasme européen aux débuts des années 2000.

Adhésion, désillusion et interrogations

Mais à mesure que les négociations commençaient et s’intensifiaient, le peuple rentrait dans la désillusion et dans le rejet des réformes imposées par Bruxelles. Les nombreux critères fixés par Bruxelles s’imposent à la Croatie souvent de manière intransigeante, de sorte que l’enthousiasme européen décline peu à peu. Enfin, la crise économique qu’a connue l’UE n’a pas arrangé les espoirs d’un peuple qui, finalement est revenu sur les ambitions économiques de l’intégration européenne.

Aussi, l’Etat croate, à l’image de l’ensemble des Etats européens, connaît un fort populisme et une montée des partis nationalistes. Le pays voit donc l’émergence de l’euroscepticisme. Cet euroscepticisme lié aux questions de la souveraineté, après avoir gagné une partie de la classe politique, s’introduit de plus en plus dans la population et de manière importante dans les votants du « non ». A terme, la menace d’une opinion proche de celle actuelle en République Tchèque plane, ce que l’UE et le gouvernement croate doivent absolument éviter. En effet, ce nouvel élargissement intervient à un moment où l’Europe, en crise, fait face à des problèmes structurels voire même cruciaux. Les interrogations liées à l’UE ne sont pas forcément propices à un élargissement qui, souvent, a été vu comme une erreur – lors de l’élargissement de 2007 notamment.

Un différend hérité du passé yougoslave

A cela s’ajoute un problème d’une autre envergure. L’ « inachèvement » politique des Balkans a longtemps amené la Slovénie à bloquer la candidature de la Croatie pour sa frontière maritime, jusqu’à sa résignation par un règlement à l’amiable en 2009. Mais récemment, la Croatie a signalé la présence d’un navire militaire slovène aux abords de ses eaux territoriales. Un tel mouvement serait susceptible de compromettre l’accord de 2009 selon le gouvernement croate. Ainsi, les deux pays sont amenés à résoudre ce différend une nouvelle fois auprès d’un tribunal d’arbitrage. Cette dispute territoriale, vieille de l’indépendance, porte sur 13 km2 de terres inhabitées et sur l’accès de la Slovénie aux eaux internationales dans le golfe de Piran. Après avoir bloqué les négociations d’adhésion, les deux pays ont signé un accord et ont composé de concert un tribunal d’arbitrage.

La question du partage de la baie de Piran, entre la Croatie et la Slovénie, fait toujours l’objet d’un litige qui semble ne pas pouvoir trouver d’issue par des négociations bilatérales.
(Carte : http://www.amb-croatie.fr)

Problématiques d’un élargissement isolé

Ainsi, si la Croatie semble déjà être un membre de l’Union Européenne, tant au niveau institutionnel qu’économique et politique, il n’en reste pas moins que le passé balkanique n’est toujours pas réglé. Ce différend balkanique illustre l’attitude des nationalistes, gagnés d’un euroscepticisme criant. Cela rappelle les propos de Zorana Banac, une mère de famille ayant voté « non » au référendum : « L’UE est actuellement comme le Titanic après qu’il eut heurté l’iceberg. Pourquoi monter à son bord ? ». Si cet euroscepticisme excessif révèle une opinion mitigée, l’Union ne peut tout de même pas se permettre d’abandonner la perspective européenne des états balkaniques. On pourrait ainsi voir un durcissement des critères pour ne pas qu’un pays rejoigne l’UE sans une résolution des différends avec un autre état membre, comme cela a été le cas pour Chypre. La question des finances, elle aussi, avec l’échec de la Grèce, reste au cœur des problématiques. Les peuples des Balkans, dont les Croates, doivent échapper au désenchantement qui semble les guetter.

Logo de l’adhésion croate à l’UE

L’affirmation de l’avenir européen de la péninsule balkanique

A l’ouverture de la session plénière du parlement du 17 au 20 avril dernier à Strasbourg, Martin Schulz, le président du Parlement européen, a accueilli les 12 députés observateurs croates, nommés par le Parlement croate et qui prendront part aux réunions des commissions et groupes politiques avant l’adhésion officielle. M. Schulz en a profité pour rappeler que l’adhésion croate sera un jour historique pour la Croatie, l’UE et l’ensemble des Balkans occidentaux. Les perspectives européennes des Balkans semblent ainsi indéniables.

Elias Habbar-Baylac

A lire aussi sur Café Balkans : La Croatie adhère bientôt à l’UE (14/04/2013)