Djokovic, ambassadeur première classe pour la Serbie

Malgré sa défaite en finale du tournoi de Roland Garros contre Rafael Nadal dimanche 11 juin, Novak Djokovic reste le sportif serbe le plus populaire. Pour preuve, il vient d’être désigné porte-drapeau de la délégation serbe aux Jeux Olympiques de Londres cet été. « Nole » est désormais l’un des meilleurs ambassadeurs de la Serbie.

Une nouvelle image

Le tennisman est le représentant d’une nouvelle génération en Serbie, plus jeune et qui veut mettre derrière elle l’image négative d’un pays englué dans les conséquences de la guerre d’ex-Yougoslavie et de l’indépendance kosovare. Il y travaille d’abord par ses résultats sportifs. Numéro 1 mondial de tennis depuis juillet 2011, vainqueur de la Coupe Davis en décembre 2010 avec l’équipe nationale, trois tournois du Grand Chelem remportés l’année passée et les Jeux Olympiques en perspective font que l’on parle de la Serbie pour d’autres raisons que les problèmes diplomatiques.

Une personnalité sympathique

Le second atout de Novak Djokovic dans son offensive de charme est sa personnalité. Conquérant et dur sur le court, il est d’un caractère pour le moins facétieux en dehors des matchs comme lorsqu’il parodie un clip de Shakira dans lequel Rafael Nadal a joué ou lorsqu’il arrive déguisé en Groucho Marx sur les courts de Bercy en 2010. Il sait également se faire aimer du public. Il a par exemple été très apprécié cette année à Roland Garros qu’il apprenne le français et donne ses interviews dans cette langue. Son engagement humanitaire, récemment en faveur des victimes du tsunami au Japon, impressionne. Enfin, il est certes patriote mais pas nationaliste. Lorsqu’un journaliste le présente comme croate à Montréal, il le corrige calmement et poliment, attitude qui lui a attiré les foudres des ultra-nationalistes serbes.

L’image positive que véhicule Djokovic a un immense impact dans le monde sur le grand public. Elle permet de faire connaître la Serbie et de la présenter sous un jour nouveau.

Constance Marécheau