Contestation politique en Roumanie

Depuis le 13 janvier 2012, le peuple roumain a commencé à protester à Bucarest contre les politiques d’austérité mise en œuvre par le gouvernement d’Emil Boc

Au début, Les manifestants se sont mobilisés contre un projet de loi qui prévoyait la privatisation du service SMURD, le Service Mobile d’Urgence Réanimation, soit le SAMU roumain.  En réaction, le Ministre de la Santé Raed Arafat a renoncé à sa fonction. Tout ceci s’est ajouté aux frustrations accumulées au fil du temps, notamment depuis la diminution des retraites et des salaires de début 2011.

Le désir du peuple de changer le Président

La pression des foules est dirigée particulièrement vers le président Traian Basescu, qui refuse, pour l’instant, de démissionner. Le mécontentement des gens envers le Président est alimenté par une image de plus en plus négative qu’il a devant l’opinion – ce peuple qu’il a fini par défier, voire à tourner en dérision. La population désire un changement de président, mais en même temps, les électeurs sont bien conscients qu’une alternative fiable n’existe pas pour le moment.

Le gouvernement cède à la pression du peuple

La cible des protestations n’était pas seulement le Président mais aussi le Gouvernement. Même si la situation ne laissait pas entrevoir cette possibilité, le Premier Ministre Emil Boc a pourtant présenté sa démission le 8 février 2012. Ainsi, Boc a été remplacé par un nouveau Premier Ministre, Mihai Razvan Ungureanu. Ce bouleversement a entrainé le remaniement de tout le cabinet ou presque. Les seuls ministres qui seront gardés dans le cadre du nouveau gouvernement sont ceux des domaines de l’agriculture, de l’intérieur, de l’économie, des finances et des communications. Un changement qui cependant n’apaise pas encore la rue.

Andreea Nagy

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