The Vice Guide to Balkans : entre «bons» et «mauvais» préjugés

Même si certains documentaires appréhendent la culture balkanique sous un nouvel angle, ils buttent encore sur certains préjugés. Le documentaire «The Vice Guide to Balkans» s’articule autour d’une approche plus directe de la population mais égratigne peu les idées reçues.

The Vice Guide est supposé être, d’après le groupe américain Vice Media, «un reportage sur les destinations les «plus dangereuses et étranges de la planète». Priorité serait donné «à la réalité, la subjectivité et à l’impertinence». Sous ces directives,  le journaliste et «héros improbable», Thomas Morton part vivre l’expérience balkanique. De Jugoland, parc d’attraction à la mémoire et à la nostalgie de Tito, au Nord de la Serbie,  Morton s’attache déjà à quelques préjugés qu’il va confirmer à Belgrade.

Accueilli par une chanteuse de Turbofolk, Morton semble très peu apprécier cette musique, un «déchet musical», selon lui. Il affirme que ces chansons, interprétées par des chanteuses plus ou moins impressionnantes et impudiques incitent à l’ivresse, la drogue et la violence. Pourtant, l’«Elton John Serbe», K.Kovac explique que cette musique permet aux jeunes de s’évader des problèmes sociaux.

 Violence ou sécurité

Dans une discothèque à Belgrade, le journaliste semble entouré de «sauvages» cherchant une occasion de satisfaire leurs pulsions. Les rixes sont présentées comme une chose presque normale voire habituelle. Pourtant, d’après le Country Guide Serbie,  « Il n’y a aucun danger pour un touriste en Serbie […] La petite délinquance est très faible, en tout cas sans comparaison possible avec les grandes villes de France ».

Autre stéréotype sur la région: les Balkaniques seraient des fêtards. Une réputation confirmée puisque Belgrade a été élue, par les différentes agences de voyages mondiales, première ville pour la vie nocturne en 2009, suivie de Montréal et de Buenos Aires. De Janvier à Juin 2011, Belgrade a accueilli plus de 152 000 touristes sur plus de 500 000 sur toute la Serbie.

 Des stéréotypes positifs

Autre préjugé, plutôt positif : les Balkans seraient la source des plus belles femmes d’Europe. Un mythe entretenu par les médias comme par les touristes. La top-modèle, Bojana Panic, qui a notamment participé aux défilés Chanel et Dior, en est l’exemple. Mais il n’y a pas que les femmes, le champion de tennis, Novak Djokovic fait aussi tourner bien des têtes.

Au-delà des documentaires, pour se faire une idée de la réalité des Balkans, l’idéal est de les visiter, une option possible depuis que ces pays développent le tourisme.

Andrea Sekularac

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